Visite de l'appartement

vue du Salon Chinois
L’appartement que Victor Hugo loua de 1832 à 1848, au 6, place Royale (devenue place des Vosges) est aujourd’hui aménagé de façon à vous faire parcourir sa vie tout en évoquant ses écrits, à travers les meubles, objets et œuvres d’art lui ayant appartenu ou bien encore qu’il a créés lui-même.

Victor Hugo a lui-même partagé sa vie, lors de la publication d’Actes et Paroles (1875-1876), en trois grandes périodes : Avant l’exil, Pendant l’exil, Depuis l’exil. Elles ont servi de scansion pour le réaménagement de l’appartement qui vous propose un parcours chronologique.

L’Antichambre

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Cette pièce évoque l’atmosphère familiale, les lieux de l’enfance et de la jeunesse de Victor Hugo, jusqu’à ses premiers succès littéraires. Les portraits de famille ont été le plus souvent réalisés par ses proches ou ses amis, les frères Eugène et Achille Devéria, sa belle-sœur Julie Duvidal de Montferrier, talentueuse élève du Baron Gérard ou Mme Hugo elle-même.

  • 1: vue de l'antichamble de la maison de Victor Hugo à Paris

    1: vue de l'antichamble de la maison de Victor Hugo à Paris

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Le salon rouge

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Tendu de damas rouge, ce salon évoque l’ambiance de  l’appartement qui, à l’époque de Victor Hugo était le lieu de rendez-vous des lettres, des arts et de la politique autour du chef de file des romantiques. On y croisait Théophile Gautier, Lamartine, Dumas, Mérimée, David d’Angers... Sur les murs on y retrouve des œuvres alors accrochées dans le grand salon comme les portraits de famille par Louis Boulanger et Auguste de Châtillon, le buste en marbre du poète par David d’Angers et la toile illustrant l’histoire d’Inez de Castro, cadeau du duc et de la duchesse d’Orléans au maître de maison.

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Le salon chinois

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Par cette pièce et la suivante, nous entrons dans la période de l’exil à Guernesey. Elle révèle une facette encore trop méconnue du génie de Victor Hugo, son talent de « décorateur », que le musée est seul à pouvoir présenter, grâce au décor et aux meubles conçus pour  la maison de Juliette Drouet, Hauteville Fairy.

Rachetés par Paul Meurice au neveu de Juliette pour être offert au musée, ces décors furent installés, avec l’aide du marchant d’art asiatique, Siegfried Bing, en un « salon chinois » et séparés des meubles d’inspiration gothique avec lesquels ils constituaient la salle à manger et la chambre de la maison guernesiaise. Ces panneaux de style chinois furent dessinés par Hugo en 1863-1864 et peints avec l’aide de Tom Gore, artisan déjà employé sur le chantier de Hauteville House, ils servent d’écrin aux porcelaines qui couvrent les murs ou garnissent les étagères. L’imagination du poète s’y déploie en un rêve de fantaisie et d’humour émaillé d’allusions intimes à sa bien-aimée, semant leurs monogrammes VH et JD dans tout le décor.

La table offerte à Juliette sur laquelle il a écrit la première série de La Légende des Siècles en 1859, et dont la dédicace est inscrite à même le plateau, complète cet ensemble.
La table aux quatre encriers (Lamartine, Dumas, Sand et Hugo, assemblage réalisé par Victor Hugo, était destiné à une vente de charité en faveur des enfants pauvres de Guernesey.

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La salle à manger

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Le goût pour les meubles gothique, déjà présents dans l’appartement de la place Royale, s’épanouit avec l’aménagement de Hauteville House et de Hauteville Fairy. Hugo, souvent accompagné de Juliette ou avec ses fils, se livre à la « chasse aux vieux coffres » guernesiais  en même temps qu’il achète des meubles Haute-époque ou Renaissance. Hugo les fait démonter puis réassembler à sa fantaisie ou pour les besoins de son décor, d’après ses dessins, par une équipe de menuisiers guernesiais sous la direction de Mauger. Ainsi une porte devient table, les coffres se transforment en buffets ou en banc, les bobines de fil en bougeoirs, des pieds deviennent colonnes pour donner aux meubles des allures d’architectures gothiques.

  •  La salle à manger de la maison de Juliette Drouet, imaginée par Victor Hugo

    La salle à manger de la maison de Juliette Drouet, imaginée par Victor Hugo

  • La salle à manger
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Le petit cabinet

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Cette pièce – et la suivante en partie – est aujourd’hui dévolue à la présentation des « formats de poche », petits accrochages autour d’un thème ou d’une actualité permettant de montrer au public des œuvres des collections (dessins, photographies, gravures, manuscrits, imprimés…) que leur nature interdit d’exposer en permanence pour des raisons de conservation.

Le salon du retour d’exil – ancien cabinet de travail

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Dans cette pièce où se trouvait autrefois le cabinet de travail de l’écrivain, sont aujourd’hui présentées des œuvres qui évoquent la gloire de Victor Hugo après son retour d’exil, comme son portrait d’après Léon Bonnat, devenue une image emblématique. Le portrait de ses petits enfants, Georges et Jeanne, évoque L’Art d’être grand-père, tandis que l’émouvante image de Juliette Drouet quelques mois avant sa mort, par Bastien-Lepage, rappelle une fin de vie marquée par les deuils. Le Buste Héroïque par Rodin semble faire entrer Hugo dans l’immortalité.

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La chambre

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Grâce à la générosité de ses petits enfants, Georges et Jeanne, la chambre de Victor Hugo, au 130, avenue d’Eylau, où il passa les dernières années de sa vie, de 1878 à 1885 a pu être fidèlement reconstituée. Parmi ce mobilier, on trouve des cadeaux que l’écrivain, personnage public, a reçus pour son 80ème anniversaire : La République, par Clésinger, un vase de Sèvres, offert par Jules Ferry au nom du gouvernement. On y voit aussi la fameuse écritoire surélevée sur laquelle Hugo pouvait écrire debout. C’est dans ce lit que Victor Hugo s’éteint le 22 mai 1885.